Vit et travaille à Strasbourg.
« Les pauses de wonder*dim
Dès ses débuts en photographie,
wonder*dim a refusé de se laisser enfermer
dans un cadre. Le cadrage, c’est bon pour les autres, pour tous ceux qui se
retrouveront un jour face à son objectif. Jeter un œil à ses photographies
suffit pour comprendre qu'il a l’art et la manière d’enfermer ses sujets
sans les étouffer, de les saisir sans les figer, de les transformer en
énigmes plutôt que de surexposer ses certitudes. Et s’il ne montre que ce
qu’il veut bien montrer, il suggère énormément, ce qui laisse à chacun la
possibilité d’entrer dans ses images avec ses propres clés.
Lors d'expositions (Barcelone, Arles, Paris, Strasbourg) ou dans la presse
(Limelight, Polystyles, Zut !), en mode, en portrait ou en publicité,
Dimitri Staub alias w*dima, Dima Peels aka wonder*dim, il se plait à se
diversifier, tout en restant fidèle à son univers.
Ses expériences de modèle dénudé dans une école d’art ou d’acteur dans un
film de Franck Vialle (Avec les mots des autres) ont nourri son travail de
photographe. Ses collaborations avec Mathilde Hatzenberger (A vos fourneaux
avec nos grands-parents alsaciens, Le Verger Editeur, 2000) ou au sein du
collectif En Cachette (séries Profil Vintage, défilés) l'ont enrichi. Tout
comme les artistes et les œuvres qui ont compté dans sa vie. Il adore le
grain de folie de Brigitte Fontaine, a vu My own private Idaho cent
cinquante milliards de fois, ne cesse de relire Orlando de Virginia Woolf,
et admire les œuvres de Claude Cahun et de Juergen Teller.
Et s'il doit évoquer son souvenir le plus cher, ce sera son arrivée en Inde,
le 9 février 1999, jour de son anniversaire. Trois heures au petit matin,
passées sur la banquette en moleskine d’un vieux taxi entre Madras et
Pondichéry. Le chauffeur prend le temps de s’arrêter à plusieurs reprises,
pour saluer ses amis le long de la route et savourer un thé avec eux...
Depuis, wonder*dim sait qu’en s’accordant de petites pauses entre deux
prises de vues, il multiplie ses chances de trouver l’inspiration. Et comme
sa méthode fonctionne plutôt bien, il n’est pas près de se laisser enfermer
dans un cadre. »
Philippe Schweyer
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